JB LEGENDRE
Artisan Créateur - Sculptures Acier
Eléments originaux en acier Corten - Intérieur/Extérieur
La recherche des textures et des patines fait également partie de cette démarche, ou comment transformer le métal en bois, usure du temps, cicatrices… Le métal par sa forme et son aspect, incarne alors la transmutation de l’inorganique en vivant.
La tôle épaisse utilisée pour l’expression autorise également l’ambiguïté d’une sculpture à la fois matière et dessin. Presque invisible vue de côté et affichant de face son existence dans l’espace.
Les influences primitives sont bien présentes chez le sculpteur, car selon l’artiste pour revenir à la nature originelle douce, féconde ou encore dangereuse, il faut se réincarner dans l’homme premier. Celui qui posait la main enduite de pigment sur les murs d’une caverne, émerveillé par la magie d’avoir pu se dédoubler. La démarche est identique ici, il s’agit bien de poser sur le métal un nouveau monde de nature pour le faire exister.
A travers les thèmes abordés comme la féminité, l’équilibre entre vivant et inerte, la confrontation, le miroir, la fécondité, le mélange animal-végétal, Jean-Bernard Legendre pose un regard aimant sur le vivant et continue sa réflexion sur la nature de la vie.
Cette première collection, trouve déjà des échos très enthousiasmants chez les premiers collectionneurs à travers les premières foires d’art contemporain.
Le procédé
Le matériau
Un autre avantage de cet acier est sa capacité à "prendre facilement" la patine de manière artificiel. Avec diverses procédés chimiques, on peut se substituer au climat, et fixer la couleur désirée en accélérant le processus naturel.
Les sculptures
Les sculptures naissent d’une conviction simple : le métal peut être vivant. Chaque pièce est une tentative de transmutation — transformer la rigidité de l’acier en quelque chose d’organique, de sensible, de presque charnel.
Le choix de l’acier Corten est au cœur de la démarche. Ce matériau singulier porte en lui sa propre histoire : il s’oxyde, évolue, se patine avec le temps jusqu’à former cette couche de rouille dense et stable qui le protège durablement. Sa teinte chaude, oscillant entre le brun et l’ocre, dialogue naturellement avec la pierre, le bois, la végétation. Ce n’est pas un métal qui domine son environnement — c’est un métal qui s’y inscrit. L’acier utilisé, d’une épaisseur de 5 mm, garantit à chaque pièce sa solidité structurelle tout en autorisant une précision dans le travail des formes et des détails.
La surface n’est jamais anecdotique. Meulage, ponçage, oxydation contrôlée, jeux de matités et de brillances : chaque texture est le fruit d’une recherche spécifique à chaque série. Le métal se fait alors bois fendu, écorce, cicatrice, usure du temps. Ce travail de patine est une façon de raconter quelque chose — de donner à voir non pas ce que le métal est, mais ce qu’il peut devenir.
Toutes les sculptures sont proposées en série limitée, à 8 exemplaires numérotés et identifiés par le logo de l’atelier. Ce parti pris garantit la rareté de chaque pièce et préserve le lien entre l’objet et la main qui l’a façonné. Car deux exemplaires d’une même série ne se ressemblent jamais tout à fait — l’oxydation, la lumière, le lieu d’installation font de chaque sculpture une expérience unique.
Les pièces de format intérieur, aux dimensions inférieures à 70 cm, font l’objet d’un traitement de surface par vernis qui stabilise définitivement la patine — un rendu maîtrisé, pensé pour s’intégrer durablement dans un intérieur sans contrainte d’entretien. Les pièces de grand format, aux dimensions supérieures à 100 cm, sont conçues pour vivre aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Non vernies, leur patine reste vivante, soumise aux conditions climatiques. Exposées aux intempéries et aux variations de température, elles se transforment au fil des saisons — vieillir avec grâce, témoigner du passage du temps.